Fête des Plantes de Schoppenwihr 2026 : les gloriettes en fer forgé

Début octobre, le parc de Schoppenwihr entre dans sa plus belle lumière. Les platanes centenaires laissent filtrer un soleil bas, oblique, qui allume le ginkgo d’un or presque irréel. Plus loin, le cèdre du Liban dresse sa masse sombre au-dessus des allées tracées au XIXe siècle, à l’époque où l’on dessinait les parcs pour le siècle suivant. On marche lentement, la tête levée. L’air sent la feuille humide, l’écorce, la terre remuée. Les 3 et 4 octobre 2026, la Fête des Plantes rassemble ici, tout près de Colmar, pépiniéristes patients et curieux de jardin. Le stationnement est aisé, l’accès simple. Entre deux collections de vivaces et l’ombre d’un tronc que trois bras n’embrasseraient pas, HD Gloriettes et Compagnie installe son stand. Une maison alsacienne, presque chez elle, sous des arbres qui rappellent d’emblée la juste mesure des choses.
Une maison alsacienne, chez elle
HD Gloriettes et Compagnie appartient à l’Alsace, et cela change tout. Pour bien des visiteurs, le stand de Schoppenwihr tient du salon presque à domicile : on vient voir, on touche, on repart avec une idée en tête. Et si cette idée mûrit pendant l’hiver, la suite se règle sans traverser la France. Un rendez-vous pris, une conversation reprise là où elle s’était interrompue. Cette proximité rassure, et elle travaille en silence : elle transforme un coup de cœur de salon en projet posé, tenu par une adresse voisine plutôt que par un numéro lointain. On sait à qui l’on parle. On sait où frapper si une question revient. Rien de la froideur d’une commande passée au loin : on a devant soi une maison qui répond, et qui demeure joignable une fois le salon replié.
Le rendez-vous se partage avec la Pépinière Hennebelle. Nicolas Hennebelle et Hugo Guillain y présentent des arbres et arbustes de collection — de quoi imaginer la scène entière, la charpente végétale autant que l’ossature de métal qui viendra s’y marier. Car HD Gloriettes et Compagnie décline ses gloriettes en fer forgé en modèles standard, pensés en deux diamètres : 2,70 m pour ponctuer un angle et l’habiller sans le remplir, 3,70 m pour couvrir une table et ses convives. À leur suite figurent au catalogue une serre en fer forgé d’environ trois mètres sur quatre, du mobilier de jardin, des vases Médicis et des paniers métalliques ajourés. Toutes ces pièces partagent la teinte sombre et le dessin sobre du métal, de quoi s’accorder aussi bien à une terrasse contemporaine qu’à un jardin de curé. Le stand, lui, voyage léger : il met en avant les gloriettes, et le modèle présenté change d’un salon à l’autre, au gré du transport.
La juste proportion, et l’œil qui la trouve
Un parc d’arbres géants enseigne une leçon rare : la juste proportion. Sous le cèdre, une gloriette paraît menue ; dans un jardin de ville, la même pièce dessine un volume franc, presque une pièce à ciel ouvert. Tout tient au regard qui la place. Voilà précisément le métier de Dimitri Hochart, fondateur de HD Paysage et président de HD Gloriettes et Compagnie. Trente ans de jardins conçus et suivis lui ont donné cet œil qui jauge un espace d’emblée : là où il respire, là où il étouffe, là où une verticale manque. Membre du jury « Villes et Villages Fleuris », il calibre chaque pièce sur son décor — l’arbre déjà planté, le mur qui retient la chaleur de l’après-midi, la ligne des allées — plutôt que de l’imposer.
Devant une gloriette, une inquiétude domine les autres : celle de l’échelle. Cette pièce va-t-elle écraser un petit jardin, ou se perdre dans un grand ? Quel diamètre pour meubler un fond de terrasse, quel autre pour clore une longue perspective ? La découvrira-t-on depuis la maison, ou au détour d’une allée ? Et une fois la grimpante déployée, gardera-t-elle sa juste mesure, ou prendra-t-elle toute la place ? À ces questions d’équilibre, Dimitri Hochart répond d’un œil exercé. Une gloriette bien proportionnée se fait oublier, tant elle semble avoir toujours été là ; mal calibrée, elle encombre le regard et rétrécit le jardin autour d’elle.
Le meilleur conseil ne naît pas d’un catalogue feuilleté seul, un soir d’hiver. Il naît d’un échange. Quelques photos de l’endroit, deux ou trois mesures prises au mètre, l’usage rêvé — de l’ombre à l’heure du déjeuner, un point de fuite au bout d’une allée, un appui pour les rosiers — et la conversation prend forme, précise et utile. C’est là que le conseil de Dimitri Hochart devance les questions : il répond volontiers au 06 85 96 14 74 et à contact@hdpaysage.com. L’idée, elle, aura tout l’hiver pour mûrir, avant de trouver sa place au printemps.
D’autres jardins nous attendent après le parc de Schoppenwihr, à mesure que l’automne avance. La liste de nos prochaines escales tient sur la page Événements, chacune avec sa date et le domaine qui la reçoit — de quoi préparer tranquillement votre venue.
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